Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Esa. 14:12-14, Ézéchiel 28:12-17, Genèse 3:1-7, Genèse 12:1-3, Actes 7:20-36, Exo. 19:4-8.

Verset à mémoriser : " Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. " (1 Jean 4.8, LSG)

Etude du Samedi Après-midi

Le livre de Deutéronome, bien sûr, n'a pas apparu de nulle part. Tout comme chaque chose dans la vie, Deutéronome existe dans un contexte ; et ce contexte joue un rôle important dans la compréhension de ce que signifie le livre et son but.

Beaucoup d'histoires existaient avant Deutéronome - des histoires qui expliquent les circonstances, non seulement du livre lui-même, mais du monde et de l'environnement à l'origine de son contexte. Tout comme il serait difficile de comprendre le but et la fonction d'un essuie-glace en dehors du contexte d'une voiture, il serait difficile de comprendre Deutéronome, surtout à la lumière de notre thème, en dehors du contexte dans lequel il a surgi.

Quelqu'un avait lu le livre intitulé Guerre et paix du Russe Leo Tolstoï - environ 1500 pages en seulement trois jours. Lorsqu'on lui demanda à savoir de quoi parlait le livre, le lecteur répondit : " Il s'agit de la Russie. "

Étudier une leçon en une semaine en parcourant des milliers d'années d'histoire avant de venir à Deutéronome, c'est faire un peu la même chose. Mais en se concentrant sur les faits saillants, nous pouvons voir le contexte nécessaire pour mieux comprendre ce livre, si riche en " vérité présente ".

Étudiez cette leçon pour le sabbat 2 Octobre

Etude de Dimanche

Aimer et être aimé

1 Jean 4:8 dit: " Dieu est amour. " Aussi simple que ces trois mots sont (quatre en grec), l'idée derrière eux est si profonde que nous pouvons à peine saisir leurs implications. Ils ne disent pas que Dieu aime, ou que Dieu révèle l'amour, ou que Dieu est une manifestation de l'amour, mais que Dieu est amour. Est amour, comme si l'amour était l'essence même de l'identité de Dieu. En tant qu'êtres humains déchus, avec seulement quelques tissus et substances avec lesquels nous saisissons la réalité dans nos têtes, nous ne sommes tout simplement pas en mesure de comprendre pleinement ce que " Dieu est amour " signifie pleinement.

Mais nous pouvons certainement comprendre assez pour savoir que c'est une très bonne nouvelle. Si, au lieu de " Dieu est amour ", on disait " Dieu est la haine " ou " Dieu est vindicatif " ou " Dieu est indifférent ", cette révélation sur Lui aurait pu être quelque chose à craindre.

Et la vérité que " Dieu est amour " nous aide à mieux comprendre l'idée que le gouvernement de Dieu et la manière dont Il gouverne toute la création, reflète cet amour. L'amour imprègne le cosmos, peut-être même plus que la gravité. Dieu nous aime ; et nous aussi, nous devons L'aimer en retour (voir Deut. 6 :5, Marc 12 :30).

L'amour, cependant, pour être amour, doit être donné librement. Dieu ne peut pas forcer l'amour ; s'Il le faisait, ce ne serait plus l'amour. Par conséquent, quand Dieu créa des êtres intelligents et rationnels dans le ciel et sur la terre avec la capa- cité d'aimer, le risque qu'ils ne puissent pas l'aimer en retour existait toujours. Certains n'éprouvèrent pas cet amour - et, par conséquent, les origines de ce que nous connaissons aujourd'hui en tant que grand conflit.

Pourquoi les textes suivants n'ont-ils de sens que dans le contexte du libre arbitre, et du risque, impliqués dans l'amour ? (Esa. 14 :12-14, Ézéchiel 28 :12-17, Apo. 12 :7).

Ézéchiel 28 :15 est particulièrement perspicace, en montrant que même si cet ange, Lucifer, était un être parfait créé par un Dieu parfait, l'iniquité se trouvait en lui. Ce n'est pas parce qu'il avait été créé avec cette iniquité dès le début. Au contraire, créé avec la capacité d'aimer, Lucifer avait une vraie liberté morale, et malgré tout ce qu'on lui avait donné (" Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses "), cet ange en voulait plus. Un désir conduisait à un autre jusqu'à ce qu'il y ait " guerre dans le ciel ".

Dans certains pays, on peut acheter des chiens robots, qui obéissent à nos ordres, ne salissent jamais la moquette et ne mâchonnent pas les meubles. Mais que peut-on avoir une quelconque relation avec ce genre de " chien " ? En quoi votre réponse vous aide-t-elle à comprendre pourquoi Dieu voulait des êtres qui pourraient, véritablement, l'aimer en retour ?

Etude de Lundi

La chute et le déluge

Presque tous les écoliers ont entendu l'histoire d'une pomme qui tomba sur la tête d'Isaac Newton, et Voilà ! Newton découvrit la gravité. Le fait qu'une pomme soit vraiment tombée sur sa tête n'est pas le point crucial ; au contraire, le fait est que la grande perspicacité de Newton (il n'a pas découvert la gravité ; quiconque était tombé savait déjà des choses sur la gravité) était de comprendre que la même force qui laissa tomber la pomme (gravité) garde également la lune en orbite autour de la terre, la terre en orbite autour du soleil, et ainsi de suite.

C'était important parce que, pendant des millénaires, beaucoup de gens croyaient que les lois qui gouvernent les cieux étaient différentes des lois qui gouvernent la terre. Newton montra que cette croyance était fausse.

Et bien que la contribution de Newton ait été dans le domaine de la loi naturelle, le même principe est vrai dans la loi morale. La même liberté, la liberté inhérente à l'amour, qui a conduit à la chute de Lucifer dans le ciel a aussi conduit à la chute de l'humanité sur la terre.

Lisez Genèse 2 :16, 17 et Genèse 3 :1-7. Comment ces versets sur des gens parfaits, dans un environnement parfait, créés par un Dieu parfait, révèlent-ils aussi la puissante vérité sur la liberté inhérente à l'amour ?

Après la chute, les choses allaient de mal en pis, même au point où le Seigneur dise au sujet de l'humanité " que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. " (Genèse 6 :5, LSG). Et si leurs pensées étaient mauvaises, leurs actions l'étaient surement aussi, jusqu'à ce que les choses soient si mauvaises que le Seigneur ait détruit le monde entier avec un déluge - en un sens, donnant à l'humanité une chance de recommencer, une sorte de deuxième création. Cependant, comme le montre l'histoire de la tour de Babel (Genèse 11 :1-9), l'humanité semblait toujours déterminée à défier Dieu. " L'œuvre étant presque achevée, les constructeurs s'y réservèrent des demeures particulières. Des salles, magnifiquement meublées et décorées, étaient affectées aux idoles. On se réjouissait du succès de l'entreprise, et on glorifiait les dieux d'or et d'argent. Le Maitre du ciel et de la terre était méprisé. " Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 92. Ainsi, en plus de confondre leur langue, Dieu dispersa la race déchue sur la surface de la terre.

Prenez note mentalement de vos pensées tout au long de la journée. Qu'est-ce que cet exercice vous apprend sur l'état de votre cœur ?

Etude de Mardi

L'appel d'Abram 

Il est certain que nous avons tous besoin de repos, c'est pourquoi c'est un thème que l'on retrouve dans toute la Bible. Bien que Dieu nous ait créés pour l'activité, cette activité doit être ponctuée par le repos.

Abram (plus tard appelé Abraham) apparait pour la première fois dans la généalogie de Genèse 11, qui vient juste après la mention de la dispersion de Babel.

Lisez Genèse 12 :1-3, l'appel de Dieu à Abram. Aujourd'hui, en regardant en arrière après la croix, après la mort de Jésus et la diffusion de l'évangile, comment comprenons-nous ce que Dieu promettait de faire à travers Abram ?

Plusieurs siècles plus tard, l'apôtre Paul, cherchant à faire face à l'hérésie des Galates, mentionna l'appel d'Abraham, montrant qu'il était une expression de ce que les intentions de Dieu avaient toujours été : l'évangile au monde. " Reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham. Aussi l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d'avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. " (Gal. 3 :7-9, LSG).

L'appel d'Abraham fut d'abord exprimé dans Genèse 12 ; une grande partie du reste de la Genèse porte sur l'histoire de ses descendants de sang, une semence dysfonctionnelle après l'autre, créant une famille désordonnée après l'autre, et pourtant, à travers eux, la promesse devait finalement être accomplie, atteignant un point crucial avec l'appel de Moïse.

Lisez Actes 7 :20-36la représentation de Moïse et de l'exode par Étienne, le martyre. Comment cela s'inscrit-il dans la promesse initiale de Dieu à Abraham ?

Dans un monde imprégné d'ignorance, d'erreur et d'un manque général de la connaissance de la vérité (les choses n'ont pas beaucoup changé depuis plus de trois mille ans, n'est-ce pas ?), le Seigneur appela un peuple, Son peuple, la semence d'Abraham, d'Égypte. En eux, Il cherchait non seulement à préserver la connaissance de la vérité ; c'est-à-dire la connaissance de Lui, Yahvé, et le plan du salut, mais aussi à répandre cette connaissance au reste du monde.

Aujourd'hui, comment, en tant qu'adventistes du septième jour, nous voyons-nous en lien ave le reste du monde ? C'est-à-dire, quels parallèles y a-t-il entre nous et l'Israël d'autrefois ? Et surtout, quelle responsabilité ces parallèles confèrent-ils à chacun de nous individuellement ?

Etude de Mercredi

L'alliance au Sinaï

L'exode et tout ce qu'il implique, du sang sur les linteaux en Égypte au drame de la mer Rouge - quelle expérience ! Sans doute, cela a laissé une impression sur ceux qui l'ont vécu. (Et ceux qui sont morts, des premiers-nés d'Égypte aux soldats au fond de la mer, Dieu les jugera équitablement.) Comme le Seigneur l'a dit : " Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d'aigle et amenés vers moi. " (Exo. 19 :4, LSG).

Pourquoi le Seigneur a-t-Il fait ce sauvetage étonnant et dramatique, prenant en fait une nation d'une autre nation, ou, comme Moïse lui-même leur a dit : " Fut-il jamais un dieu qui essayât de venir prendre à lui une nation du milieu d'une nation, par des épreuves, des signes, des miracles et des combats, à main forte et à bras étendu, et avec des prodiges de terreur, comme l'a fait pour vous l'Éternel, votre Dieu, en Égypte et sous vos yeux ? " (Deut. 4 :34, LSG) ?

Lisez Exode 19 :4-8. Pourquoi le Seigneur a-t-Il sorti le peuple du pays d'Égypte ?

C'était aussi simple que cela. Dieu les appela, la semence, les descendants des pères, Abraham, Isaac et Jacob. Et avec ces descendants, le Seigneur établit Son alliance, et ils seraient, en effet, un trésor spécial " entre tous les peuples, car toute la terre est à moi " (Exo. 19 :5, LSG). Cette relation était au cœur de l'alliance.

Cette idée de " trésor spécial " (segullah), cependant, pourrait être facilement mal comprise (et ce fut en fait, le cas). Leur particularité ne venait de rien d'intrinsèquement saint et juste de leur part. Au contraire, c'est à cause de la grâce de Dieu qui leur fut donnée et à cause des merveilleuses vérités qu'Il leur avait accordées - vérités qu'ils devraient suivre et, en tant que " royaume de sacrificateurs ", finalement répandues dans le monde.

Dieu leur donna ensuite quelques-unes des stipulations de l'alliance, aussi (leur part du contrat, pour ainsi dire), les dix commandements (Exode 20), puis l'alliance fut ratifiée. Après avoir répandu sur un autel nouvellement construit du sang des offrandes, Moïse " prit le livre de l'alliance, et le lut en présence du peuple " (Exo. 24 :7). Le peuple déclara de nouveau qu'il obéirait.

Car Moise, après avoir énoncé pour tout le peuple chaque commandement selon la loi, prit le sang […] et il aspergea le livre lui-même, ainsi que tout le peuple, en disant : Voici le sang de l'alliance que Dieu a institué pour vous (He 9.19, 20). Que signifie le sang, et pourquoi est-ce si important, même pour nous aujourd'hui ?

Etude de Jeudi

Apostasie et punition

Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit xo. 19 :8, LSG ; voir aussi Exo. 24 :3, Exo. 24 :7). Bien que, sans doute, le peuple désirait obéir à ces paroles chaque fois qu'ils les prononçaient, l'histoire sacrée montre que, malheureusement, leurs actions contredirent maintes fois leurs paroles. Bien qu'ils aient été le peuple élu, bien qu'ils soient entrés librement dans l'alliance avec le Seigneur, ils ne respectèrent pas leur part de l'accord, ce qui conduisit à une chose

Quelle était la composante cruciale de l'alliance pour Israël ?

L'appel à obéir à Dieu, à respecter Sa loi, n'était pas plus légaliste à l'époque qu'il ne l'est aujourd'hui (voir Matt. 7 :24-27 ; Jean 14 :15 ; Jacques 14 :20 ; Rom 6 :11, 12), et pourtant, encore et encore, les enfants d'Israël ne réussirent pas à respecter leurs obligations.

 En effet, très tôt, même au pied du mont Sinaï, ils tombèrent dans l'apostasie (voir Exo. 32 :1-6). Malheureusement, l'infidélité semblait être plus la norme que l'exception, et donc, au lieu d'entrer rapidement sur la terre promise, ils errèrent dans le désert pendant 40 ans.

Lisez Nombres 14 :28-35. Quelle était la punition infligée à la nation en raison de leur refus de faire confiance à ce que le Seigneur leur avait dit de faire ?

Ainsi, tout comme aujourd'hui, la désobéissance vient si souvent, non seulement de la rébellion pure et simple (bien que cela arrive), mais d'un manque de confiance dans ce que Dieu nous dit. Ce qui a rendu ce péché encore plus odieux pour Israël, c'est le fait que, comme Dieu lui-même l'a dit, tous ces hommes avaient " vu ma gloire, et les prodiges que j'ai faits en Égypte et dans le désert, qui m'ont tenté déjà dix fois " (Nom. 14 :22, LSG). Malgré tout ce qu'ils avaient vu et vécu, ils refusaient toujours d'obéir au Seigneur et de posséder la terre, malgré les promesses de Dieu qu'ils réussiraient (Nombres 13, 14).

Réfléchissez à ce qui a été dit ci-dessus : la désobéissance vient souvent d'un manque de confiance envers la Parole de Dieu. Pourquoi est-ce vrai, et comment peut-on, en effet, apprendre à faire davantage confiance à Dieu ?

Etude de Vendredi

Pour aller plus loin...

Pour une étude plus approfondie et très bien pensée sur le thème du grand conflit, basée sur l'idée de Dieu étant amour, et écrite par un adventiste du septième jour, voir Theodicy of Love : Cosmic Conflict and the Problem of Evil de John Peckham (Grand Rapids, MI : Baker Academic, 2018). Le fait que ce travail soit publié par une presse non adventiste montre comment une bonne érudition biblique peut révéler la réalité du grand conflit telle qu'elle est décrite dans les Écritures.

En bref, je soutiens que l'amour de Dieu (bien compris) est au centre d'un combat cosmique et que l'engagement de Dieu envers l'amour donne une raison moralement suffisante pour permettre le mal, avec des ramifications significatives pour comprendre la providence divine comme opérant dans ce que j'appelle des règles de l'engagement et de l'alliance. " (Traduit de: John C. Peckham, Theodicy of Love: Cosmic Conflict and the Problem of Evil (Grand Rapids, MI: Baker Academic, 2018), p. 4.)

La sentence condamnant Israël à errer quarante ans avant d'entrer au pays de Canaan, bien qu'apportant un amer désappointement à Moïse et à Aaron, comme à Caleb et à Josué, fut acceptée sans un murmure. En revanche, quand Moïse fit connaitre la décision divine au peuple, celui-ci l'accueillit avec des manifestations de douleur et d'emportement qui finirent par des lamentations. Il savait qu'il avait commis un péché odieux en se laissant aller à un mouvement de violence criminelle contre les espions qui le suppliaient d'obéir à Dieu. Et il découvrait, terrifié, qu'il avait commis une faute dont les conséquences seraient désastreuses. Les Israélites parurent sincèrement repentants et attristés de leur déplorable conduite, mais c'était le résultat de leur égarement qu'ils déploraient et non leur ingratitude et leur désobéissance. Si, en voyant leur échapper le bienfait qu'ils avaient méprisé, ils s'étaient affligés de leur péché, la sentence n'eût pas été prononcée. Mais ils s'étaient lamentés sans cause, et maintenant Dieu leur donnait lieu de s'affliger. Les cœurs n'étant pas changés, il ne leur fallait qu'un prétexte pour recommencer la révolte. Ce prétexte fut l'ordre divin, intimé par Moïse, de retourner au désert. Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 352.

À méditer

Discutez de la question du libre arbitre et de l'amour. Pourquoi l'amour, pour être amour, doit-il être donné librement ? En voyant toutes les souf frances dans le monde, certains disent que l'amour ne vaut pas la peine. Comment répondriez-vous à ce défi ?

. L'obéissance étant si centrale à toute la Bible, qu'est-ce donc que le légalisme ? Quels facteurs peuvent transformer une tentative d'être fidèle à Dieu, à Sa Parole et à Ses commandements, en un piège du légalisme ?

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