Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Ap 14.6,7 ; Mt 24.14 ; Ga 3.22 ; Lc 23.32-43 ; Gn 22.12 ; Ap 14.8-12

Verset à mémoriser : « Je vis un autre ange qui volait au milieu du ciel ; il avait un Évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, tribu, langue et peuple. » (Apocalypse 14.6, Colombe)

Etude du Samedi Après-midi

En tant que chrétiens adventistes du septième jour, nous croyons en la notion biblique de « vérité présente » (2 P 1.12). Globalement, il s’agit de l’idée que Dieu révèle la vérité à l’humanité au moment nécessaire, avec davantage de lumière accordée au fil des siècles par le Seigneur. La première promesse de l’évangile, dans Genèse 3.15, a révélé au couple déchu que l’espérance était possible grâce à la descendance de la femme. La promesse faite à Abraham, qu’il allait « devenir une nation grande et forte, et que toutes les nations de la terre se béniront par lui » (Gn 18.18), est une révélation plus complète de la promesse de l’Évangile. La venue de Jésus, qui a proclamé : « le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mc 10.45) est bien entendu une révélation plus grande encore de la vérité évangélique.

Aujourd’hui, nous croyons que le message des trois anges d’Apocalypse 14.6-12 est la « vérité présente » pour ceux qui vivent dans les derniers jours avant le retour de Christ et l’accomplissement de tous nos espoirs de chrétiens.

Cette semaine, nous nous focaliserons en particulier sur le message du premier ange, car il contient des vérités cruciales pour ceux qui cherchent à rester fidèles au milieu des périls eschatologiques.

Etude de Dimanche

L’universalité de l’Évangile

Lisez Apocalypse 14.6 ; Matthieu 24.14 ; 28.19. Quel est le thème commun de ces passages ? En quoi ces textes, pris ensemble, nous aident-ils à comprendre combien l’évangélisation et le témoignage sont importants pour notre objectif en tant qu’Église ?

En un sens, on peut dire que le message du premier ange est le mandat évangélique (Mt 28.19) donné à présent dans le cadre des derniers jours. Il s’agit bien de la « vérité présente ».

Remarquez que les trois textes mettent l’accent sur l’évangélisation du monde entier, des « habitants de la terre », et de « toute nation, tribu, langue et peuple ». En d’autres termes, ce message a une ampleur universelle.

Lisez Galates 3.22. Qu’est-ce qui, dans ce texte, nous aide à comprendre pourquoi le monde entier a besoin d’entendre l’Évangile ?
L’universalité du péché explique l’universalité de notre mission et de notre appel. « Toute nation, tribu, langue et peuple » ont enfreint la loi de Dieu, et sont « enfermés sous le péché ». La chute d’Adam en Éden a eu un impact sur chaque être humain. Aucune nation, tribu ou peuple n’en a réchappé. Nous sommes tous aux prises avec les conséquences immédiates du péché, et à moins d’un remède, nous serions tous face à la conséquence ultime : la mort éternelle.

Ce remède, bien entendu, a déjà été prévu : la vie, la mort, la résurrection et le ministère de Jésus dans le sanctuaire céleste, Jésus qui est la seule solution au problème du péché. Tout le monde a besoin de connaître ce grand espoir que Dieu leur a offert en Jésus-Christ. C’est pourquoi les adventistes du septième jour vont dans le monde entier, cherchant à apporter le message de Jésus à ceux qui ne l’ont pas encore entendu.

Pourquoi le partage de l’Évangile est-il tellement bénéfique spirituellement pour ceux qui s’y consacrent ?
Autrement dit, pourquoi le fait de parler aux autres de Jésus est-il l’un des meilleurs moyens d’être prêt pour son retour ?

Etude de Lundi

Le malfaiteur sur la croix et l’« Évangile éternel »

Dans Apocalypse 14.6, le message qui doit être proclamé au monde est « l’Évangile éternel » (Colombe). C’est un message d’espérance pour les habitants d’un monde qui, en soi, n’offre pas le moindre espoir.

Lisez Luc 23.32-43. En quoi cette histoire révèle-t-elle la grande espérance de « l’Évangile éternel » pour tous les pécheurs ?
En parlant du voleur, Ellen G. White a dit qu’il n’était pas un criminel endurci, mais que « pour étouffer ses convictions, il s’est plongé de plus en plus profondément dans le péché, jusqu’à ce qu’il soit arrêté, jugé comme un criminel, et condamné à mourir sur la croix ».

Et pourtant, que lui est-il arrivé ? Suspendu à la croix, le malfaiteur entrevoit qui est Jésus, et il a crié : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton royaume » (Lc 23.42).

Et comment Jésus a-t-il répondu ? A-t-il dit : « Eh bien, mon ami, j’aimerais t’aider, mais tu n’aurais pas dû étouffer tes convictions en te plongeant de plus en plus profondément dans le péché » ? Jésus a-t-il cité l’un de ses sermons précédents : « Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux » (Mt 5.20) ? Jésus a-t-il évoqué de quelque manière les erreurs passées du voleur ?

Non. Jésus s’est tourné vers ce criminel, ce voleur avec un caractère défectueux qui n’avait rien à offrir en matière de justice, et qui l’avait maudit un peu plus tôt (Mt 27.44). Le voyant comme un homme nouveau, Jésus dit (en substance) : « Je te le dis, tout de suite, je te donne l’assurance, tout de suite, que ton péché, tes crimes, tes fautes, sont pardonnés, et qu’ainsi “tu seras avec moi dans le paradis” » (Lc 23.43).

Voilà l’Évangile éternel, le fondement du message du premier ange. Sans cette vérité, rien de ce que nous enseignons par ailleurs, sur la loi, le sabbat, ou l’état des morts, n’a d’importance. À quoi servent ces doctrines sans l’Évangile éternel, qui est au coeur de tous ces enseignements ?

Quel espoir retirer personnellement de cette histoire ?

Etude de Mardi

Craindre Dieu et lui donner gloire

Après avoir parlé de la proclamation de « l’Évangile éternel » au monde entier, le message du premier ange amplifie ensuite ce message. Quand nous proclamons « l’Évangile éternel », nous devons inclure les vérités qui font partie de ce message évangélique pour cette époque. En d’autres termes, « la vérité présente » pour les derniers jours comprend également Apocalypse 14.7.

Lisez Apocalypse 14.7. Que signifie « craindre Dieu et lui donner gloire » ? Comment peut-on faire cela ? En quoi ces notions s’intègrent-elles dans l’Évangile ?
« Craindre Dieu » et « lui donner gloire » ne sont pas des notions indépendantes l’une de l’autre. Si nous craignons véritablement Dieu au sens biblique, nous lui donnerons gloire. L’un doit entraîner l’autre.

Lisez les textes suivants. En quoi nous permettent-ils de comprendre ce que signifie « craindre Dieu » ainsi que le rapport avec le fait de lui rendre gloire ? Gn 22.12 ; Ex 20.20 ; Jb 1.9 ; Ec 12.13 ; Mt 5.16.
Dans les versets ci-dessus, l’idée de craindre Dieu est liée à l’obéissance, et quand nous obéissons à Dieu, quand nous faisons ce qui est juste, nous lui rendons gloire. On dit souvent que craindre Dieu, c’est le redouter et le révérer, mais cela va plus loin. On nous dit de craindre Dieu. Nous sommes déchus. Nous sommes pécheurs. Nous sommes des êtres qui méritent la mort. Qui n’a jamais, à certains moments, pris conscience de combien ses actes étaient mauvais et du châtiment qu’il méritait face à Dieu juste à cause de ces actes ? C’est cela « la crainte de Dieu ». C’est la crainte qui nous pousse d’abord vers la Croix pour demander le pardon, et qui nous pousse ensuite à réclamer la puissance de Dieu pour nous purifier du mal qui nous ferait perdre notre âme s’il n’y avait pas la Croix (voir Mt 10.28).

Quelle est votre expérience personnelle de la crainte de Dieu ?
En quoi une bonne dose de cette crainte nous serait-elle bénéfique spirituellement et nous aiderait à prendre plus au sérieux notre foi ainsi que ce que Dieu nous demande ?

Etude de Mercredi

L’heure de son jugement est venue

Dans le message du premier ange, l’idée de craindre Dieu et de lui rendre gloire est associée au jugement (Ap 14.17). Si la Bible est claire sur un enseignement, c’est bien sur le fait que Dieu est un Dieu de justice et de jugement. Un jour, le jugement et la justice, qui font tellement défaut dans ce monde, viendront.

Ce n’est donc pas surprenant que les gens aient besoin de craindre Dieu. Et c’est pourquoi « l’Évangile éternel » comporte également la réalité du jugement. Quel est le lien entre ces deux éléments ? Si l’Évangile signifie « bonne nouvelle », cela signifie que bien que nous soyons tous pécheurs et que nous ayons transgressé la loi de Dieu, quand le jour du jugement viendra, comme le malfaiteur sur la croix, nous ne subirons pas la peine et le châtiment que nous méritons pour avoir péché et transgressé la loi.

Lisez les textes suivants et posez-vous la question : Est-ce que je ferais bonne figure si je devais présenter mes mérites personnels ? Mt 12.36 ; Ec 12.14 ; Rm 2.6 ; 1 Co 4.5.
Le Dieu qui connaît le nombre de cheveux de nos têtes va juger le monde. Mais c’est précisément pour cela que « l’Évangile éternel » est une aussi bonne nouvelle. Le jugement vient, mais il n’y a pas de condamnation pour les fidèles disciples de Jésus, qui sont lavés, sanctifiés, et justifiés au nom du Seigneur Jésus (voir 1 Co 6.11), car Jésus-Christ est leur justice, et c’est sa justice qui fait qu’ils se sortent de ce jugement.
« L’homme ne peut lui-même réfuter ces accusations. Dans ses vêtements souillés de péché, confessant sa faute, il se tient devant Dieu. Mais Jésus, notre avocat, plaide efficacement en faveur de tous ceux qui, par la repentance et par la foi, lui ont confié la garde de leur âme. Il plaide leur cause et défait leur accusateur par les puissants arguments du Calvaire. Sa parfaite obéissance à la loi de Dieu, même jusqu’à la mort de la croix, lui a donné tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, et il demande à son Père miséricorde et réconciliation pour l’homme coupable. »

Qu’est-ce que la réalité du jugement nous enseigne sur notre besoin absolu de pardon ?
Comment apprendre à accorder à ceux qui nous ont fait du tort le genre de grâce et de pardon que Dieu nous offre à travers Jésus ?

Etude de Jeudi

« Adorez celui qui a fait le ciel et la terre »

Relisez Apocalypse 14.6,7. Quels sont les éléments précis de tout le message du premier ange, et comment s’articulent-ils ?
En plus de l’Évangile, de l’appel à être des témoins pour le monde et de l’appel à craindre Dieu et à lui donner gloire, on a l’appel à adorer Dieu en tant que Créateur. Ce n’est pas étonnant. Quel sens tous ces autres aspects de la « vérité présente », c’est-à-dire l’Évangile éternel, l’appel au témoignage et le jugement, ont-ils en dehors de Dieu comme notre Créateur ? Ces vérités et toutes les autres vérités viennent d’une vérité fondatrice : le Seigneur est celui qui a fait toutes choses. En adorant le Seigneur comme Créateur, nous revenons aux fondamentaux. Nous revenons au fondement même de ce que signifie être humain et être vivant, et contrairement aux autres créatures, être fait à l’image de Dieu. En adorant le Seigneur comme Créateur, nous reconnaissons que nous dépendons de lui pour notre existence et notre espérance à venir. C’est pourquoi l’observation du sabbat du septième jour est si importante. C’est la reconnaissance toute particulière que Dieu seul est notre Créateur, et que nous n’adorons que lui. Autrement dit, avec l’Évangile et avec le jugement, c’est l’appel à adorer le Seigneur comme Créateur qui est mis en valeur ici.

Lisez Apocalypse 14.8-11. Qu’indiquent ces versets qui peuvent nous aider à comprendre l’importance d’adorer le Seigneur en tant que Créateur ?
Pendant que les derniers événements se déroulent, la pression pour adorer la bête et son image plutôt que le Créateur s’abattra sur le monde entier. Si nous considérons l’avertissement redoutable au sujet du destin de ceux qui adorent la bête et son image, nous comprenons mieux pourquoi l’accent est mis sur l’adoration du Dieu Créateur, seul digne de l’adoration humaine. Dans la crise finale, cette vérité deviendra plus cruciale que jamais.

Prenez le temps de méditer sur les incroyables merveilles du monde créé.
Que nous enseignent-elles sur Celui qui a tout créé et sur la raison pour laquelle lui seul est digne de notre adoration ?

Etude de Vendredi

Pour aller plus loin...

Les étudiants de la Bible ont depuis longtemps compris le lien entre l’appel d’Apocalypse 14.7 à « adorer celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources d’eau », et le quatrième commandement, dans Exode 20.11, quand le sabbat rappelle qu’« en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve ». Bien que le vocabulaire soit proche, il y a un changement dans le texte de l’Apocalypse qui renvoie au Seigneur comme ayant créé « les sources d’eaux ».

L’auteur John Baldwin affirme : « Si l’on part du principe que l’expression “sources d’eaux” est intentionnelle de la part de Dieu, pourquoi Jésus demande-t-il au messager de changer la liste mentionnée dans Exode 20.11 ? Pourquoi l’ange mentionne-t-il les “sources d’eaux”, et non une autre catégorie, comme les arbres, les oiseaux, les poissons, ou les montagnes ? La référence aux « sources d’eaux » dans le cadre d’une annonce divine de l’arrivée d’un temps de jugement divin sans précédent cherche peut-être à attirer l’attention du lecteur sur une période précédente de jugement divin […]. Dieu veut peut-être que l’allusion possible au déluge avec les mots “sources d’eaux” souligne la vérité qu’il est bien un Dieu de jugement, ainsi qu’un Dieu de fidélité et de grâce éternelle (qualités qui sont toutes deux mises en évidence dans le déluge génésiaque). Si c’est le cas, les implications personnelles et spirituelles de cette connotation de l’expression “sources d’eaux” sont peut-être d’encourager le lecteur à prendre au sérieux l’arrivée capitale d’un nouveau processus eschatologique de jugement divin individuel annoncé par le premier messager d’Apocalypse 14 ».

À méditer
? On lit dans Ésaïe 53.6 : « Nous étions tous comme des brebis égarées » (Segond 21). En hébreu, le terme pour « nous tous » est cullanu. Dans le même passage, Ésaïe dit que le Seigneur a « fait venir sur lui l’iniquité de nous tous » (Ostervald). En hébreu, le terme pour « nous tous » est aussi cullanu. En quoi cela nous montre-t-il que peu importe combien le problème du péché est grand, la solution est plus que suffisante pour le résoudre ?
? Quelles leçons tirer de l’histoire du malfaiteur sur la croix ? Imaginons qu’il ait bénéficié d’une grâce, qu’on l’ait descendu de la croix, et qu’il ait survécu. Quelle vie aurait-il vécue selon vous ? Qu’indique votre réponse sur la puissance de Christ à changer nos vies ?

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