Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Rm 1.16,17,22-32 ; 2.1-10 ; 17-24 ; 3.1,2,10-18,23

Verset à mémoriser : « Tous, en effet, ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.23)

Etude du Samedi Après-midi

Tôt dans le livre de Romains, Paul cherche à établir une vérité cruciale, vérité centrale dans l’Évangile : le triste état de la condition humaine. Depuis la Chute, nous avons tous été contaminés par le péché. C’est inscrit dans nos gènes, comme la couleur de nos yeux.

Martin Luther, dans son commentaire sur Romains, a écrit ceci : « L’expression “tous ont péché” doit être prise au sens spirituel. C’est-à-dire non pas tels que les hommes apparaissent à leurs propres yeux ou aux yeux des autres, mais tels qu’ils apparaissent devant Dieu. Ils ont tous péché, aussi bien ceux qui sont des transgresseurs manifestes aux yeux des hommes que ceux qui semblent justes à leurs propres yeux et aux yeux des autres. Ceux qui accomplissent de bonnes oeuvres au-dehors le font par peur du châtiment ou par amour du gain et de la gloire, ou par ailleurs par plaisir, mais non pas avec un esprit disposé et disponible.
Ainsi, l’homme s’exerce constamment aux bonnes oeuvres extérieures, mais intérieurement, il est totalement baigné dans les désirs impies et les convoitises mauvaises, qui sont opposés aux bonnes oeuvres »

Etude de Dimanche

La puissance de Dieu

« En effet, je n’ai pas honte de l’Évangile de Christ : c’est la puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui croit, du Juif d’abord, mais aussi du non-Juif. En effet, c’est l’Évangile qui révèle la justice de Dieu par la foi et pour la foi, comme cela est écrit : Le juste vivra par la foi. » (Rm 1.16,17, Darby)

Comment Romains 1.16,17 vous parle-t-il personnellement ? Comment avez-vous expérimenté les promesses et l’espérance qui se trouvent dans ces versets ?

On trouve plusieurs mots-clés dans ce passage :

1. « Évangile » : Ce mot est la traduction d’un mot grec qui signifie littéralement « bon message » ou « bonne nouvelle ». Seul, le mot peut faire référence à n’importe quel bon message. Mais avec l’expression « de Christ », il signifie « la bonne nouvelle à propos du Messie » (Christ est la translittération du mot grec qui signifie « Messie »). La bonne nouvelle, c’est que le Messie est venu, et que les gens peuvent être sauvés en croyant en lui. C’est en Jésus et dans sa justice parfaite, et non en nous-mêmes, ou même dans la loi de Dieu, que l’on peut trouver le salut.

2. « Justice » : Ce terme fait référence au fait d’être « juste » devant Dieu. Le livre de Romains lui donne un sens spécifique, que nous ferons ressortir à mesure de notre étude du livre. Il faut souligner qu’ici, dans Romains 1.17, le mot est associé à l’expression « de Dieu ». C’est la justice qui vient de Dieu, une justice que Dieu lui-même a fournie. Comme nous le verrons, c’est la seule justice assez bonne pour nous donner la promesse de la vie éternelle.

3. « Foi » : En grec, les mots qui sont traduits par « croit » et « foi » dans ce passage sont les formes verbales et substantivées du même mot : pisteuo (croire), pistis (foi ou croyance). Nous verrons la signification de la foi en lien avec le salut à mesure que nous avançons dans l’étude de Romains.

Avez-vous parfois des difficultés avec l’assurance du salut ? Vous arrive-t-il de vous demander si vous êtes vraiment sauvé, ou même si vous pouvez être sauvé ? D’où viennent ces peurs ? Sur quoi sont-elles fondées ? Peuvent-elles être fondées sur la réalité ?
Autrement dit, votre mode de vie dément-il votre profession de foi ? Si c’est le cas, quels choix devez-vous faire afin de vous réclamer des promesses et des assurances qui sont pour vous en Jésus ?

 

Etude de Lundi

Tous ont péché

Lisez Romains 3.23. Pourquoi ce message est-il si facile, pour nous chrétiens, à croire aujourd’hui ? En même temps, pourquoi certains remettraient-ils en question la véracité de ce texte ?

Curieusement, certaines personnes remettent en cause l’idée que les hommes soient pécheurs, en affirmant que nous sommes fondamentalement bons. Le problème vient d’un manque de compréhension. Je peux me comparer à quelqu’un d’autre et être content de moi. Après tout, l’on peut toujours trouver pire que soi. Mais cela ne nous rend pas bon pour autant. Quand nous nous comparons à Dieu, et à sa sainteté et à sa justice, nous repartons tous avec un sentiment accablant de dégoût et de haine de soi.

Romains 3.23 parle également de « la gloire de Dieu ». L’expression a été diversement interprétée. L’interprétation la plus simple est peut-être de lui donner le sens qu’elle a dans 1 Corinthiens 11.7 : « il [l’homme] est l’image et la gloire de Dieu ». En grec, le mot pour « gloire » peut être considéré comme un équivalent approximatif du mot « image ». Le péché a détérioré l’image de Dieu en l’être humain. Les humains, pécheurs, ne sont pas du tout à la hauteur pour refléter l’image, ou gloire, de Dieu.

Lisez Romains 3.10-18. Les choses ont-elles changé aujourd’hui ? Laquelle de ces descriptions vous correspond le mieux, ou comment seriez-vous si vous n’aviez pas Christ dans votre vie ?

Aussi mauvais que nous soyons, notre situation n’est pas désespérée. La première étape est de reconnaître notre état, ainsi que notre incapacité à y changer quoi que ce soit. C’est le Saint-Esprit qui nous donne une telle conviction. Si le pécheur ne lui résiste pas, l’Esprit l’amènera à arracher le masque de l’auto-défense, des fauxsemblants, et de l’auto-justification, et à se jeter aux pieds de Christ en implorant sa miséricorde : « Ô Dieu, prends en pitié le pécheur que je suis ! » (Lc 18.13)

Quand pour la dernière fois avez-vous examiné froidement et sans pitié votre propre personne, vos motivations, vos actes, et vos sentiments ?
Cela peut être une expérience très pénible, non ?
Quel est votre seul espoir ?

 

Etude de Mardi

Le progrès

Au tournant du vingtième siècle, les gens vivaient avec l’idée que l’humanité progressait, que la moralité augmentait, et que la science et la technologie contribueraient à inaugurer une sorte d’utopie. Les êtres humains, croyait-on, étaient foncièrement sur la voie de la perfection. Avec le bon type d’éducation et de formation morale, on pensait que les humains pouvaient considérablement s’améliorer et améliorer leur société. Tout cela était censé commencer à se produire, à grande échelle, alors que l’on entrait dans le courageux nouveau monde du vingtième siècle.

Malheureusement, les choses ne se sont pas exactement passées comme prévu. Le vingtième siècle fut l’un des plus violents et des plus barbares de toute l’histoire, et ce, grâce, ironiquement, en grande partie aux avancées de la science, qui ont permis des massacres à une échelle que les plus dépravés des hommes du passé n’auraient pu imaginer.
Quel a été le problème ?

Lisez Romains 1.22-32. De quelle manière ces écrits du premier siècle se manifestent-ils aujourd’hui au vingt et unième siècle ?

Nous avons besoin de la foi pour croire en beaucoup de choses liées au christianisme, parmi lesquelles la résurrection des morts, le retour de Jésus, et un nouveau ciel et une nouvelle terre. Mais qui a besoin de la foi pour croire à la condition déchue de l’humanité ? Aujourd’hui, chacun de nous vit les conséquences de cette condition déchue.

Concentrez-vous en particulier sur Romains 1.22,23.
Comment se manifeste ce principe ?
En rejetant Dieu, qu’est-ce que les humains de notre siècle en sont arrivés à adorer et à idolâtrer à la place ? Et en faisant cela, comment sont-ils devenus fous ?
Venez en classe avec votre réponse ce sabbat.

 

Etude de Mercredi

Ce que les Juifs et les Gentils ont en commun

Dans Romains 1, Paul évoquait spécifiquement les péchés des Gentils, les païens, ceux qui avaient perdu Dieu de vue depuis longtemps, et qui étaient ainsi tombés dans les pratiques les plus dégradantes. Mais il n’allait pas laisser son propre peuple, ses propres compatriotes, s’en tirer à si bon compte. Malgré tous les avantages qu’ils avaient reçus (Rm 3.1,2), eux aussi étaient des pécheurs, condamnés par la loi de Dieu et dépendants de la grâce salvatrice de Christ. En ce sens, au sens d’être pécheurs, d’avoir violé la loi de Dieu, et d’avoir besoin de la grâce divine pour le salut, les Juifs et les Gentils sont égaux.

Lisez Romains 2.1-3 ; 17-24. Contre quoi Paul met-il en garde ici ? Quel message nous tous, Juif ou non-Juif, devrions-nous retirer de cet avertissement ?

« Après que l’apôtre a montré que tous les païens sont pécheurs, il montre également, d’une manière spéciale et des plus emphatiques, que les Juifs vivent dans le péché, par-dessus tout parce qu’ils obéissent à la Loi de manière extérieure uniquement, c’est-à-dire selon la lettre et non selon l’esprit. »

C’est facile de voir les péchés des autres et de les relever. Mais ne sommes-nous pas souvent coupables des mêmes péchés, ou même pire ? Le problème, c’est que, dans ce cas, nous avons tendance à fermer les yeux, ou nous concluons que les autres sont bien mauvais comparés à nous. Paul refuse tout cela. Il met en garde ses compatriotes : qu’ils ne soient pas si prompts à juger les Gentils, car eux, les Juifs, même s’ils étaient le peuple élu, étaient des pécheurs. Dans certains cas, ils étaient même plus coupables que les païens qu’ils étaient si prompts à condamner, car en tant que Juifs, ils avaient reçu davantage de lumière qu’eux. Dans tout cela, l’idée de Paul, c’est qu’aucun de nous n’est juste, aucun de nous ne satisfait au standard divin, aucun de nous n’est intrinsèquement bon ou intrinsèquement saint. Juif ou Gentil, homme ou femme, riche ou pauvre, craignant Dieu ou rejetant Dieu, nous sommes tous condamnés. Et s’il n’y avait pas la grâce de Dieu telle qu’elle est révélée dans l’Évangile, personne n’aurait aucun espoir.

Vous arrive-t-il souvent de condamner d’autres personnes, même en pensée seulement, pour des choses dont vous êtes vous-même coupable ?
En tenant compte de ce que Paul a écrit ici, comment pouvez-vous changer ?

 

Etude de Jeudi

L’Évangile et la repentance

« Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de son support et de sa patience, sans reconnaître que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Rm 2.4, Colombe).

Quel message y a-t-il pour nous ici au sujet de toute cette question de la repentance ?

Nous devrions noter que la bonté de Dieu pousse, et non pas force, les pécheurs à la repentance. Il est infiniment patient et cherche à attirer tout le monde par son amour. Une repentance forcée détruirait tout l’objectif de la repentance, non ?
Si Dieu forçait la repentance, dans ce cas tous seraient sauvés, car pourquoi en forcerait-il certains à se repentir et pas d’autres ? La repentance doit être un acte libre, consenti de son plein gré, en réaction à l’action du Saint-Esprit dans nos vies.
Oui, la repentance est un don de Dieu, mais nous devons être prêts et ouverts pour la recevoir, choix que nous seuls pouvons faire.

Qu’arrive-t-il à ceux qui résistent à l’amour de Dieu, qui refusent de se repentir, et qui persistent dans la désobéissance ? Rm 2.5-10.

Dans Romains 2.5-10, et à de nombreuses reprises tout au long du livre de Romains, Paul souligne la place des bonnes oeuvres. La justification par la foi sans les oeuvres de la loi ne signifie jamais que les bonnes oeuvres n’ont aucune place dans la vie chrétienne. Par exemple, dans Romains 2.7, le salut est décrit comme venant à ceux qui le cherchent « par leur persévérance dans une oeuvre bonne ».
Les efforts humains ne peuvent pas faire gagner le salut, mais ils font partie de toute l’expérience du salut. On a du mal à comprendre comment quelqu’un qui lit la Bible peut avoir l’idée que les oeuvres et les actes n’ont absolument aucune importance. La véritable repentance du coeur, celle qui vient de son plein gré, sera toujours suivie d’une détermination à vaincre et à laisser de côté les choses qui supposent une repentance de notre part.

Êtes-vous souvent dans une attitude de repentance ?
Est-elle sincère, ou bien avez-vous tendance à minimiser vos manquements et vos péchés ?
Dans ce dernier cas, comment changer ? Pourquoi devez-vous changer ?

 

Etude de Vendredi

Pour aller plus loin...

« La terminologie biblique montre ainsi que le péché n’est pas une calamité tombée sur des humains pris au dépourvu, mais le résultat de comportements et de choix délibérés de leur part. En outre, le péché ce n’est pas l’absence de bien, mais c’est le fait de “ne pas être à la hauteur” des attentes de Dieu. C’est une voie mauvaise délibérément choisie. Ce n’est pas une faiblesse dont on ne peut pas les tenir pour responsables, car l’être humain, dans l’attitude ou l’acte de péché, choisit délibérément la voie de la rébellion contre Dieu, en transgression de sa loi, et refuse d’écouter la Parole de Dieu. Le péché tente de dépasser les limites que Dieu a fixées. En bref, le péché, c’est la rébellion contre Dieu. « La condition actuelle du monde a été dépeinte sous de bien sombres couleurs. L’immoralité règne partout. La licence est le péché particulier de notre époque. Jamais le vice n’a relevé la tête avec autant de hardiesse.
Une certaine torpeur envahit le monde et ceux qui aiment la vertu et la vraie piété sont presque découragés par la prédominance de l’iniquité, qui n’abonde pas seulement chez les incroyants et les moqueurs. Plût au ciel que ce fût le cas ! Mais au contraire, ceux qui professent la religion du Christ sont aussi coupables. Même ceux qui prétendent désirer son avènement ne s’y préparent pas autant que Satan lui-même. Ils ne se purifient pas de toute souillure. Ils ont si longtemps été pleins de convoitises que leurs pensées sont naturellement impures et leur imagination corrompue. »

À méditer

? Quelle réponse donner à ceux qui, malgré tout ce qui est arrivé, insistent pour dire que l’humanité progresse ? Quels arguments donnent-ils, et comment y répondre ?

? Examinez la citation d’Ellen G. White dans l’étude de vendredi. Si vous vous y reconnaissez, quelle est la réponse ? Pourquoi est-il important de ne pas se laisser aller au désespoir, mais de continuer à se réclamer des promesses de Dieu : d’abord, de son pardon, ensuite, de la purification ?
Qui veut que vous disiez une bonne fois pour toutes : « Cela ne sert à rien.
Je suis trop corrompu. Je ne pourrais jamais être sauvé, je ferais aussi bien d’abandonner » ? Est-ce lui que vous écoutez, ou bien Jésus, qui nous dira : « Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, et désormais ne pèche plus ? » (Jn 8.11).

? Pourquoi est-il si important pour nous, chrétiens, de comprendre l’état de péché et la dépravation fondamentale de l’homme ? Que risque-t-il d’arriver quand nous perdons de vue cette triste mais véritable réalité ?
Dans quels pièges une mauvaise compréhension de notre véritable condition peut-elle nous précipiter ? Pensez au nombre incalculable de Protestants qui ont choisi de mourir plutôt que d’abandonner leur foi. Et nous, sommes-nous forts dans la foi ? Assez forts pour mourir pour elle ?

 

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