Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Genèse 2:16, 17; Genèse 3:1-7; Ps. 115:17; Jean 5:28, 29; Romains 5:12; 2 Corinthiens 5:21.

Verset à mémoriser :

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5:12, LSG).

Etude du Samedi Après-midi

Christ était l’Agent divin par qui Dieu a amené l’univers et le monde à l’existence (Jean 1:1-3, 10; Col. 1:16; Heb. 1:2). Mais quand Dieu le Père avait conféré un honneur spécial à Christ et avait annoncé qu’ensemble Ils créeraient ce monde, « Lucifer était jaloux de Christ » (Ellen G. White, L’histoire de la rédemption, p. 11) et complota contre Lui.

Ayant été chassé du ciel, Satan décida de « détruire le bonheur d’Adam et d’Ève » sur la terre et ainsi causer « beaucoup de tristesse parmi les êtres célestes ». Il imaginait que « S’il pouvait les inciter [Adam et Ève] d’une manière ou d’une autre, à désobéir, Dieu prendrait des mesures pour leur pardonner, et par conséquent, lui-même et tous les anges déchus seraient en droit de bénéficier comme eux de la miséricorde divine ». Ellen G. White, L’histoire de la rédemption, p. 24. Pleinement conscient de la stratégiede Satan, Dieu avait averti Adam et Ève de ne pas s’exposer à la tentation (Genèse 2:16, 17). Cela signifie que même lorsque le monde était encore parfait et irréprochable, il y avait déjà des restrictions claires auxquelles les êtres humains devaient obéir.

L’étude de cette semaine portera sur la chute d’Adam et Ève, la façon dont le péché et la mort ont envahi notre monde et la façon dont Dieu sema une semence d’espérancepour l’humanité, même depuis l’Éden.

Étudiez cette leçon pour le sabbat 8 octobre.

Etude de Dimanche

Déclarations contradictoires

Le monde, tel qu’il venait du Seigneur, était parfait (Genèse 1:31). La mort était une expérience inconnue pour Adam et Ève. Dans ce contexte, Dieu alla dans le jardin d’Éden et avertit: « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Genèse 2:16, 17, LSG).

Comment Genèse 2:16, 17 montre-t-il la réalité du libre arbitre dans la perfection de l’Éden? Autrement dit, pourquoi Dieu aurait-Il eu besoin de les avertir s’ils n’avaient pas la capacité de choisir librement?

Quelque temps après cet avertissement de Dieu, Satan prit la forme d’un serpent etentra également dans l’Éden. Ève vit le serpent manger joyeusement le fruit défendu sans mourir. Lucifer avait « lui-même mangé du fruit défendu » (Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 30), et rien ne lui était arrivé.

Lisez Genèse 3:1-4. En vous mettant dans la position d’Ève, pourquoi ces paroles auraient-elles pu sembler convaincantes?

Du point de vue de la logique humaine, l’argument du serpent semblait beaucoup plus convaincant que la parole de Dieu. Tout d’abord, il n’y avait aucune preuve dans le monde naturel, jusqu’alors, de l’existence du péché et de la mort. Deuxièmement, leserpent mangeait le fruit défendu et l’appréciait beaucoup. Alors, pourquoi Ève devraitelle se retenir de faire autant? Le commandement de Dieu semblait être trop restrictif et insensé.

Malheureusement, en faisant le choix entre les deux déclarations contradictoires, Ève ignora trois principes de base: (1) la raison humaine n’est pas toujours le moyen le plus sûr d’évaluer les questions spirituelles; (2) la Parole de Dieu peut nous sembler illogique et insensée, mais elle est toujours juste et digne de confiance; et (3) il y a des choses qui ne sont pas mauvaises en soi, mais Dieu les a choisies comme tests d’obéissance.

Nous devons réaliser que l’expérience d’Ève dans le jardin d’Éden n’est pas un cas unique dans le temps. Chaque jour et chaque instant, nous devons choisir entre la Parole de Dieu (qui pour beaucoup peut être impopulaire) et les appels séduisants de notre culture environnante. Notre choix aura des conséquences éternelles.

En quoi l’enseignement clair de la Bible entre-t-il en conflit avec les voies du monde?

Etude de Lundi

Séduite par le serpent

Lisez Genèse 3:1-7. Quels critères Ève a-t-elle utilisés pour choisir entre la Parole de Dieu et celle du serpent?

Genèse 3 est l’un des exemples les plus clairs de la psychologie de la tentation.Dieu avait averti Adam et Ève que s’ils mangeaient du fruit défendu, ils mourraient certainement (Genèse 2:16, 17). Prenant la forme d’un serpent, Satan utilisa plusieurs stratégies rhétoriques pour induire Ève dans le péché.

Tout d’abord, il généralisa l’interdiction spécifique de Dieu. Il lui demanda: « Dieu a-t-il réellement dit: vous ne mangerez pas de tous les arbres du jar-din? » (Genèse 3:1, LSG). Ève répliqua que l’interdiction ne concernait que cet arbre spécifique, car s’ils en mangeaient ou le touchaient, ils mourraient. Ensuite, Satan contredit la déclaration de Dieu. Il affirma catégoriquement: « vous ne mourrez point » (Genèse 3:4, LSG).

Et enfin, Satan accusa Dieu de supprimer délibérément les connaissances essentielles d’Ève et son mari. Le séducteur déclara: « mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez [le fruit défendu], vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Genèse 3:5, LSG).

La curiosité d’Ève la conduisit sur le terrain enchanté de Satan. Là, elle était forcée de décider soit de rester fidèle au commandement restrictif de Dieu, soit d’embrasser les séductions de Satan. Doutant de la Parole de Dieu, elle utilisa ses propres sens – la méthode empirique, celle de l’observation personnelle – pour décider entre les deux affirmations contradictoires.

Tout d’abord, elle vit que d’un point de vue diététique, « l’arbre était bon à manger ». Deuxièmement, d’un point de vue esthétique, elle vit que l’arbre était « agréable à la vue ». Troisièmement, d’après une analyse logique, « il était précieux pour ouvrir l’intelligence ». Par conséquent, dans son propre esprit, elle avait certainement de bonnes raisons de tenir compte des paroles du serpent et de manger de l’arbre interdit. Malheureusement, c’est ce qu’elle fit.

Certaines personnes soutiennent que toutes les formes de connaissance sont valides, tant que nous retenons « ce qui est bon » (1 Thess. 5:21, LSG). Mais les expériences tragiques d’Adam et Ève dans le jardin d’Éden démontrent que la connaissance, en soi, peut être très préjudiciable. Il y a certaines choses que, en effet, nous ferions mieux de ne pas savoir.

Que nous enseigne ce récit sur la facilité avec laquelle il est possible de rationaliser et de justifier nos choix pécheurs?

Etude de Mardi

« Vous ne mourrez point »

Lisez Genèse 3:4. Quelles sont les nombreuses façons dont ce mensonge a été répété à travers les âges?

Une manifestation puissante de ce mensonge est visible dans la croyance commune en l’immortalité de l’âme. Cette notion était à la base de nombreuses religions et philosophies anciennes. Dans l’Égypte ancienne, elle motivait les pratiques de momification et l’architecture funéraire, comme on le voit dans les pyramides.

Cette théorie était également devenue l’un des principaux piliers de la philosophie grecque. Par exemple, dans l’œuvre The Republic of Plato, Socrate demanda à Glaucon: « N’êtes-vous pas conscient que notre âme est immortelle et ne périt jamais? » Dans Phaedo de Platon, Socrate argumenta sur un ton similaire, disant que « l’âme est immortelle et impérissable, et nos âmes existeront vraiment dans le Hadès ». Ces concepts philosophiques façonneraient une grande partie de la culture occidentale et même le christianisme postapostolique. Mais ils étaient nés beaucoup plus tôt, déjà dans le jardin d’Éden, avec Satan lui-même. Au cœur de la tentation édénique, Satan assura Ève: « Vous ne mourrez point » (Genèse 3:4, LSG). Avec cette affirmation emphatique, Satan avait placé sa propre parole au-dessus de la Parole de Dieu.

Contrairement à l’immortalité de l’âme, qu’enseignent ces versets et comment peuvent-ils être utilisés pour contrer ce mensonge? (Ps. 115:17; Jean 5:28, 29; Ps. 146:4; Matthieu 10:28; 1 Corinthiens 15:51-58).

La théorie satanique de l’immortalité naturelle de l’âme persiste, même dans notre monde moderne. Les livres, les films et les émissions télévisées continuent tous à promouvoir l’idée que, lorsque nous mourons, nous passons simplement dans un autre état conscient. Comme il est regrettable que cette erreur soit également proclamée sur de nombreuses chaires chrétiennes. Même la science s’est impliquée. Il y a une fondation aux États-Unis qui essaie de créer une technologie nous permettant de contacter les morts, qui, selon eux, sont encore en vie et existent en tant que PPM, « personnes post-matérielles ». Avec cette erreur si répandue, il n’est pas surprenant que cette tromperie joue un rôle crucial dans les évènements finaux de l’histoire humaine.

En quoi ce mensonge se manifeste-t-il dans votre propre culture? Pourquoi devons-nous nous fier à la Parole de Dieu plut qu’à ce que nos sens nous disent?

Etude de Mercredi

Les conséquences du péché

D’après Genèse 3:7-19 et Romains 5:12, quelles étaient les principales conséquences du péché?

Captivée par le discours persuasif du serpent, Ève ne pensa pas aux conséquences profondes de la route qu’elle suivait. En soi, l’acte de manger du fruit défendu n’était pas aussi mauvais que ce qu’il représentait réellement. Par un telacte de désobéissance, Ève rompit sa loyauté envers Dieu et assuma une nouvelle allégeance à Satan.

Genèse 3 décrit la chute d’Adam et Ève et certaines de ses conséquences les plus tragiques. D’un point de vue théologique, tous deux étaient dépassés par la théophobie (le fait d’avoir peur de Dieu) et se cachèrent loin de Lui (Genèse 3:8). D’après une évaluation psychosociale, ils avaient honte d’eux-mêmes et avaient commencé à s’accuser mutuellement (Genèse 3:7, 9-13). D’un point de vue physique, ils allaient éprouver la sueur, ressentir la douleur et finir par mourir (Genèse 3:16-19). Et d’un point de vue écologique, le monde naturel avait dégénéré (Gen. 3:17, 18).

Le jardin d’Éden n’était plus l’endroit beau et agréable qu’il était. « Lorsqu’ils virent pour la première fois une fleur flétrie, une feuille desséchée, ce signe de dégénérescence leur causa un plus grand chagrin qu’on n’en éprouve aujourd’hui devant la mort d’un être cher. Et quand les arbres de la forêt se dépouillèrent de leur feuillage, un fait brutal leur apparut dans toute son horreur: tout organisme vivant est condamné à mourir. » Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 38.

Adam et Ève n’étaient pas immédiatement morts, dans le sens de cesser de vivre, mais le même jour, ils furent condamnés à mort. Le Seigneur dit à Adam: « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Genèse 3:19, LSG). La chute eut des conséquences tragiques pour toute l’humanité. L’apôtre Paul explique que « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Rom. 5:12, LSG).

Le triste et douloureux fait est que, tout comme toute l’humanité à travers tous les âges, nous subissons aujourd’hui les conséquences de ce qui s’est passé en Éden. Nous devons être reconnaissants à Jésus, car grâce à la croix, nous avons l’espérance de la vie éternelle dans un monde où le péché ne ressuscitera plus jamais.

En pensant à l’expérience tragique d’Ève, quelles leçons pouvons-nous en tirer sur les conséquences de nos propres actes pécheurs?

Etude de Jeudi

La première promesse de l’évangile

Lisez Genèse 3:15, 21. Quel espoir peut-on trouver dans ces passages pour toute l’humanité?

Genèse 3 décrit la terrible tragédie qui avait envahi le monde après la chute. Toutavait changé, et Adam et Ève avaient vu le contraste entre ce que le monde était et ce qu’il était devenu. Mais au milieu de leur frustration et de leur désespoir, Dieu leur avait donné l’assurance pour le présent et l’espoir pour l’avenir. Tout d’abord, Il avait maudit le serpent avec une parole d’espérance messianique. Il déclara: « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3:15, LSG).

Le mot « inimitié » (Heb. ‘eybah) implique non seulement un conflit cosmique de longue durée entre le bien et le mal, mais aussi une répulsion personnelle envers le péché, qui avait été implantée par la grâce de Dieu dans l’esprit humain. Par nature, nous sommes complètement déchus (Éphésiens 2:1, 5) et « esclaves du péché » (Romains 6:20, LSG). Cependant, la grâce que Christ implante dans chaque vie humaine crée ennous l’inimitié contre Satan. Et c’est cette « inimitié », un don divin d’Éden, qui nous permet d’accepter Sa grâce salvatrice. Sans cette grâce de conversion et cette puissance de renouvèlement, l’humanité continuerait à être captive de Satan, une servante toujours prête à accomplir ses ordres.

Le Seigneur utilisa ensuite un sacrifice d’animal pour illustrer cette promesse messianique (voir Genèse 3:21). « Lorsque, selon les instructions qu’il avait reçues de Dieu, Adam présenta une offrande pour son péché, ce fut pour lui une expérience douloureuse. De sa propre main, il dut ôter à un être vivant une vie que Dieu seul pouvait donner, et offrir un holocauste pour sa faute. Pour la première fois, il était confronté à la mort. En regardant l’innocente victime égorgée, souffrant les douleurs de l’agonie, il devait voir par la foi le Fils de Dieu, que cette victime préfigurait, et qui mourrait en sacrifice pour l’homme. » Ellen G. White, L’histoire de la rédemption, pp. 46, 47.

Lisez 2 Corinthiens 5:21 et Hébreux 9:28. Qu’enseignent ces textes sur ce qui avait été révélé pour la première fois en Éden?

Sachant qu’ils finiraient par mourir (Genèse 3:19, 22-24), Adam et Ève quittèrentle jardin d’Éden. Mais ils n’étaient pas partis nus, ni avec leurs couvertures de feuilles de vigne (Genèse 3:7). Dieu Lui-même leur avait fait « des habits de peau », et les en avait même revêtus (Genèse 3:21, LSG), un symbole de Sa justice qui nous couvre (voir Zach. 3:1-5, Luc 15:22). Par conséquent, même à l’époque, dès le début, dans l’Éden même, l’évangile avait été révélé à l’humanité.

Etude de Vendredi

Réflexion avancée

Lisez Ellen G. White, « La tentation et la chute », p. 28-38 et « Le plan de la rédemption », p. 39-46, dans Patriarches et prophètes; « La connaissance du bien et du mal », p. 19-22, dansÉducation.

Au cours des dernières années, des études ont été menées sur ce que l’on appelle les Expériences de Mort Imminente (EMI) ou la mort clinique. Ce qui se passe, c’est que les gens « meurent », en ce sens que leur cœur cesse de battre et qu’ils cessent de respirer. Cependant, ils reviennent ensuite à la vie, mais avec des histoires fantastiques de flotter dans un autre royaume de l’existence et de rencontrer un être de lumière. Certains parlent même de rencontrer des parents morts depuis longtemps. Beaucoup de gens, même des chrétiens, qui ne comprennent pas la vérité sur la mort, croient que ces histoires sont une preuve supplémentaire de l’immortalité de l’âme. Cependant (et cela devrait être l’avertissement le plus clair que quelque chose va mal), la plupart de ceux qui ont ces expériences affirment avoir reçu, des êtres spirituels qu’ils avaient rencontrés pendant les EMI, des mots réconfortants, de belles déclarations sur l’amour, la paix et la bonté. Mais ils n’entendent rien sur le salut en Christ, rien sur le péché et rien sur le jugement. En goutant à l’au-delà chrétien, n’auraient-ils pas dû avoir au moins un peu des enseignements chrétiens les plus élémentaires avec Lui? Pourtant, ce qu’on leur enseigne ressemble surtout à un dogme du NouvelÂge, ce qui pourrait expliquer pourquoi, dans de nombreux cas, ils sont moins enclins au christianisme qu’ils ne l’étaient avant d’être « morts ». Aussi, pourquoi aucun des chrétiens, convaincus que leurs EMI étaient un aperçu du ciel chrétien, n’a-t-il jamais obtenu de théologie chrétienne pendant qu’ils étaient là, par opposition à une grande dose de sentimentalismedu Nouvel Âge? La réponse est qu’ils étaient trompés par le même être quia trompé Ève en Éden, et aussi avec le même mensonge (Voir la leçon 11.)

Discussion

Comment l’expérience d’Adam et Ève démontre-t-elle que le pardon de Dieu n’annule pas nécessairement toutes les conséquences du péché? Pourquoi est-ce une vérité si importante à toujours retenir?

L’arbre de la connaissance du bien et du mal était le « terrain enchanté » de l’ennemi pour Adam et Ève. Quels sont les « terrains enchantés » dans lesquels nous pourrions être tentés d’entrer?

Satan essaie de faire croire au peuple de Dieu que « les exigences de Christ sont moins strictes qu’ils ne le croyaient autrefois, et qu’en se conformant au monde, ils exerceraient une plus grande influence auprès des mondains ». (Ellen G. White, Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 474.) Que devons-nous faire pour ne pas tomber dans ce piège subtil?

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